Salle comble ce mardi 23 mai en soirée à l’Hôtel Sheraton à Bruxelles pour écouter le Ministre HORTEFEUX s’entretenir avec un auditoire attentif à sa vision de la politique de proximité et intéressé aux évolutions de la politique française.

Par son intervention d’accueil, Anne Monseu a repris d’un propos le sentiment dominant : « Nous sommes d’autant plus sensibles à votre présence que notre pays, la France, vient de vivre, et vit, des moments très particuliers qui rendent plus d’un français pantois. Plus que jamais, nous sommes nombreux à souhaiter que le temps politique passe au plus vite. Nous ne pouvons nous empêcher de nous projeter dans l’avenir. Nous pensons, reprenant une formule que vous connaissez bien Monsieur le Ministre : Imaginons le France d’Après ! ». Cette dernière phrase n’est autre que le titre général de la pré-campagne menée par l’UMP.

Pour Brice HORTEFEUX : « le mal de la démocratie française se traduit par l’augmentation croissante de l’abstention à chaque scrutin, ce refus de participer d’un nombre croissant de français. Il convient aussi d’être extrêmement attentif aux votes extrêmes qui, vu le système de scrutin, ne sont pas finalement représentés au sein des Assemblées élues. Nous devons réfléchir à l’introduction d’une dose de proportionnelle qui donne la possibilité de représenter les sensibilités du corps électoral. Il faut aussi simplifier la structure de l’Etat et rationaliser le nombre des niveaux de pouvoir pour que le citoyen puisse bien identifier qui fait quoi, pourquoi et pour qui. C’est une réforme indispensable à la confiance dans les institutions. Mieux, la transparence est vitale au rétablissement de la confiance. C’est net au niveau municipal, le pouvoir de l’intercommunalité étant renforcé sans pour autant être contrôlé. Je suis pour une transparence totale, notamment au plan fiscal avec une indication claire de l’impôt qui doit être affecté plutôt que diluer. Chacun doit connaître l’utilisation de son impôt. »

Quand à l’actualité, pour Brice HORTEFEUX : « l’important est que les responsabilités soient établies. Je remarque combien certaines affaires sont montées à l’approche de l’échéance présidentielle contre des candidats potentiels ayant les meilleures chances. Ce fut le cas, notamment pour Georges Pompidou avec le montage de la fausse affaire Markovitch et Jacques Chaban-Delmas avec une fausse présentation de son dossier fiscal. Aujourd’hui, Nicolas Sarkozy réagit face à un montage financier fallacieux, comme d’autres, plus par honneur que par intérêt politique. »

Daniel Ducarme, Ministre d’Etat et responsable à l’international des relations du MR avec les autres partis, a remercié l’orateur en insistant sur la grande similitude d’analyse quand aux nécessités d’une politique de proximité. Il a annoncé le renforcement des liens entre l’UMP et le MR, une réunion de travail se tenant par ailleurs ce mercredi 24 matin avec le Ministre Hortefeux et les Ministres De Decker et Jamart.

Notons enfin la prise de position d’Anne Monseu à l’approche de la Présidentielle de 2007 : « les choix politiques initiés à Paris nous concernent. Dans ce cadre, non plus Monsieur le Ministre, mais, Monsieur le Secrétaire Général délégué de l’UMP, pour les prochaines présidentielles, je ne me situe pas, notre équipe ne se situe pas en demi-teinte. Pour moi, pour nous, le choix est clair. Nous étions, en délégation, à Douai le 27 mars dernier. Nous y avons écoutés un homme ayant une vision politique. Nous y avons entendus un homme qui peaufine son Projet pour la France. Nous le croyons à même de relever les défis et de faire rayonner la France en Europe, dans la Francophonie et dans le Monde, et de prendre toute la mesure des Français et des Françaises de l’Etranger. Nous avons choisis notre camp, en réflexion, avec détermination, avec volontarisme. Nous espérons que le résultat du 18 juin nous donnent les moyens de faire pleinement la campagne de Nicolas SARKOZY pour la Présidentielle de 2007. »