A propos des orientations budgétaires
Par Sarkozy-president.org, lundi 26 juin 2006 à 22:59 :: General :: #61 :: rss
M. le Député Jean-Jacques DESCAMPS

Le débat d’orientation budgétaire prend tout son sens, cette dernière année de notre législature.
On l’a dit, il faut que ce budget 2007 soit, pour la France, à la fois une prolongation des efforts d’assainissement de nos finances publiques et de relance de la croissance menés tout au long des années passées de cette législature, et un indicateur des perspectives souhaitées par notre majorité pour les prochaines années. Donc une indication pour nos concitoyens, des moyens à mettre en œuvre pour emmener la France vers la croissance, et les encourager à nous maintenir leur confiance lors des prochaines élections.
Car si la France retrouve, grâce à la politique menée par les Gouvernements successifs depuis 2002, une croissance plus forte, avec un chômage qui diminue, notre pays n’est pas au bout de ses peines !
Il n’est pas normal de considérer cette croissance de notre PIB de 2 % par an comme normale alors qu’aux USA elle dépasse 4 % et qu’en Asie, elle est plutôt de 8 % ! Il n’est pas normal que l’économie mondiale, et avec elle, le commerce international, croisse de 6 %, alors que nous n’en profitons pas suffisamment.
C’est la raison pour laquelle il faut être plus ambitieux encore dans nos objectifs de redressement des « indices fondamentaux » sur lesquels nous sommes mal classés par rapport à nos grands concurrents : dépenses publiques trop élevées, administration trop complexe (cela va ensemble d’ailleurs), rigidités de notre fiscalité et de notre droit du travail, protection sociale anormalement chère.
Certains chez les socialistes, et même sur certains bancs amis, proposent la relance de la croissance par l’accroissement des basses rémunérations (le SMIC, la prime pour l’emploi) ou de la dépense publique avec des aides en tous sens. C’est une erreur.
Il faut alléger les contraintes et les charges qui pénalisent l’offre de travail et les exportations et réduire les risques de consommation de produits importés. La meilleure dépense publique, sous réserve d’un contrôle sérieux d’efficacité, est celle de la recherche. Bravo pour les pôles de compétition et les pôles d’excellence rurale.
Dans ces conditions, permettez-moi d’approuver sans réserve les intentions que vous avez développées : se rapprocher d’une évolution des dépenses publiques vers le 0 valeur. Allégements fiscaux conformes à nos décisions de l’an dernier. Affectation des plus values fiscales au désendettement.
J’y ajouterai une préoccupation personnelle forte, liée à l’expérience du passé : évitez par exemple les économies de personnel vers le bas et sur le terrain, souvent compensées par des dépenses vers le haut dans les ministères parisiens. Evitez les recherches perverses par vos services de recettes de poche ou les astuces fiscales qui viennent surprendre les entreprises et leur rendre la vie plus compliquée (taxes sur les véhicules de société, IFA, etc …).
Bref, privilégiez la simplification et évitez toutes mesures qui viendraient polluer un affichage, simple à comprendre, du budget 2007 que l’on pourra ainsi comparer aux orientations proposées par le PS pour la prochaine législature. PS qui privilégie, lui, la dépense publique, le déficit, les aides, les chèques sans provisions de recettes, etc … !
Messieurs les Ministres, vos orientations sont bonnes. Elles auraient d’ailleurs pu être conçues ainsi plus tôt dans la législature ! Mais mieux vaut tard que jamais. Les courbes repartent vers le haut pour les recettes et vers le bas pour les dépenses publiques. C’est une très bonne chose et c’est ce qu’il faut retenir pour voir enfin l’avenir de notre pays dans le bon sens.
Texte du 23 juin 2006 publié avec l'aimable autorisation de l'auteur.
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